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lundi 10 juillet 2023

Prix d'écriture théâtrale 2023

Un grand merci au jury du Prix d'écriture de la presqu'île Guérandaise (Le Jardin d'Arlequin) et à sa marraine 2023, Anouch Paré ! A bon port est lauréat cette année, et sort des presses des éditions Les Cygnes au même moment.

Une belle journée passée entre la Turballe, Guérande à Saint-Nazaire, avec des bulles de lecture, des rencontres, des passionné.e.s de théâtre contemporain, des cadeaux...

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mardi 14 avril 2015

Ciel en devenir

Le "lucernaire", c'est l'instant, à la tombée de la nuit, tandis que le ciel devient sombre, où l'on allume les lampes. C'est aussi un centre culturel, à Paris, qui regroupe des salles de théâtre, de cinéma, des bars, une librairie... et un comité de lecture, accompagné par l'impeccable association Postures.

Composé d'une quinzaine de membres passionnés de théâtre, le comité du Lucernaire a eu, cette année, l'audacieuse et bonne (!) idée de choisir, parmi les pièces de théâtre contemporain qui leur avait été soumis à lecture critique et à discussion, Devenir le ciel comme texte lauréat.

Une rencontre a eu lieu in situ, le lundi 13 avril, pour échanger autour de cette pièce... au crépuscule, forcément !
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mardi 1 janvier 2013

Résidence ou résidence ?


Qu'est-ce qu'une "résidence d'écriture" ? En fait ce vocable peut regrouper plusieurs réalités :

Généralement, on est accueilli par une structure qui vous donne, sans contrepartie, un cadre propice à l'écriture. Ce fut le cas, me concernant, à Mariemont et à Vauvert, où je passai respectivement quatre et deux semaines. Il n'y a pas "d'obligation de résultat" dans la mesure où la résidence ne résulte d'aucune "commande d'écriture".

Parfois, la structure accueillante est l'occasion de se retrouver à plusieurs auteurs venant de différents horizons (géographiques et littéraires), et la convivialité ainsi que la confrontation des pratiques sont des éléments significatifs de la résidence - aussi le couvert est-il offert aux résidents en sus du gîte : ainsi au Château de Lavigny, en Suisse, qui permet, trois semaines durant, pendant l'été, à six auteurs venus des quatre coins du monde d'écrire en toute quiétude ; ainsi également de la Ledig House, dans l'Etat de New York - à une plus grande échelle, puisqu'elle réunit une vingtaine d'auteurs (maîtrise de l'anglais indispensable) ; élargissement des perspectives, échange des univers, le tout dans un écrin de nature propice à la concentration et, on peut l'espérer, à l'inspiration !


Il arrive que les résidences soient conditionnées à l'obtention d'une bourse : ainsi de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, ainsi de mon séjour en Silésie dans le cadre d'une bourse Villa Médicis Hors les Murs, ainsi de la résidence à Beaumont-sur-Oise effectuée grâce au Service Livre du Conseil Régional d'Ile-de-France, ou encore des quelques mois passés à Bellac avec le soutien du Centre National du Livre. Dans ces cas, il est généralement admis que l'aide financière apportée par l'organisme public ait pour contrepartie la mise à disposition de l'auteur, pour un quart de son temps environ, à un programme d'action artistique (ateliers d'écriture, lectures publiques, animations de concours littéraires ou de comités de lectures, rencontres-débats...).

Cette part d'action artistique, de médiation culturelle, peut même prendre plus d'importance et être le principe même de la résidence, comme ce fut le cas pour moi à Québec, et, en 2013, à Colombes.

On le voit, beaucoup de dispositifs différents sont rassemblés sous ce terme générique de "résidence" - à telle enseigne que l'auteur peut même, si le lieu qui l'accueille en résidence n'est pas loin de chez lui... n'y venir qu'en journée... et donc ne pas y résider !

Liens utiles :
> Centre National du Livre
> Maison des Ecrivains et de la Littérature
> une résidence idéale ?
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jeudi 17 mai 2012

Le Palais des Rêves

Mardi 29 mai 2012 à 19h15, au Théâtre du Cloître de Bellac, je participerai à une lecture mise en espace, par Stéphane Aucante, d'extraits du Palais des Rêves, le roman d'Ismaïl Kadaré qui a été choisi par le comité de lecture (parmi la quinzaine de romans fantastiques des vingtième et vingt-et-unième siècles proposée)*.

C'est une oeuvre qui m'a permis de mieux appréhender la thématique du fantastique, sur laquelle je travaille cette année, en comprenant que le fantastique n'est jamais aussi pertinent que lorsque, loin de se limiter à une imagerie et à un schéma narratif un peu convenus - soit qu'il penche du côté de la science-fiction, soit du côté de la nécromancie - il est au service d'un propos qui l'excède : métaphysique (et dans la liste des livres proposés à la lecture, je pense à des oeuvres comme L'Homme qui rétrécit, de Richard Matheson, au Compagnon secret de Joseph Konrad ou aux Cahiers de Malte-Laurids Brigge de Rainer-Maria Rilke) ou politique.

Dans le cas de Kadaré, bien sûr, c'est de politique qu'il est question, avec cette vision onirique et tragique de la bureaucratie (Kafka n'est pas loin) dont Kadaré, on le sait, a fait les frais sous l'ancien régime albanais, et dont le labyrinthe aux ressorts toujours plus irrationnels trouve dans ce palais où l'on trie les rêves de la nation une parabole d'une richesse et d'une justesse magnifiques.

C'est intéressant que Stéphane Aucante ait choisi le lieu même du théâtre pour proposer au public ce parcours dans l'oeuvre : un théâtre n'est-il pas, à sa manière, un "palais des rêves" ? Oui, mais dans un sens inverse que celui proposé par Kadaré : là où ce dernier fait jouer au Tabir Sarrail un rôle de confiscateur et de manipulateur paranoïaque des aspirations humaines, un lieu culturel comme un théâtre se veut au contraire un catalyseur, un dispensiateur, un solliciteur, un producteur de rêves...

J'ai revu par hasard, ces jours derniers, Le Miroir, d'Andrei Tarkovski : là aussi (comme dans beaucoup d'autres de ses films), le fantastique affleure : mais c'est toujours accordé à un propos métaphysique (la mystérieuse présence de la nature avec le vent dans les herbes et les arbres, l'eau, le feu...) ou politique (la crainte de l'héroïne d'avoir fait une coquille dans son article de journal et qui court à l'imprimerie pour vérifier ; les images de l'exil, avec les républicains espagnols...).

Kadaré et Tarkovski ont eu à lutter, l'essentiel de leur vie de créateurs, avec les régimes en place. Sans doute le fantastique était-il la brèche par où ils pouvaient feinter la censure pour réussir à s'exprimer quand même.

* dans le cadre d'un partenariat Théâtre de Cloître de Bellac / Bibliothèque intercommunale du Haut-Limousin

> + d'infos sur ma résidence à Bellac
> article de presse sur la représentation du Palais des Rêves
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mardi 25 octobre 2011

Livres et vous... au fantastique

En collaboration avec le Théâtre du Cloître et la bibliothèque municipale de Bellac, nous avons sélectionné 15 titres d'oeuvres des XXème et XXIème siècles ayant un rapport avec le fantastique. Un comité de lecture se réunira de temps en temps jusqu'à choisir LE texte qui sera mis en espace au printemps.
Voici la sélection :
- Kafka sur le Rivage de Haruki Murakami
- Duma Key de Stephen King
- Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke
- Arlis des Forains de Mélanie Fazi
- L'Homme qui rétrécit de Richard Matheson
- Le Palais des Rêves d'Ismaïl Kadaré
- Le Maître et Marguerite de Mikhail Boulgakov
- Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley
- Le Compagnon secret de Joseph Conrad
- Le Livre des Illusions de Paul Auster
- Terrienne de Jean-Claude Mourlevat
- Porteurs d'âmes de Pierre Bordage
- Le Chevalier inexistant d'Italo Calvino
- L'Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon
- La Guerre des Mondes de H.-G. Wells

Ce sont ces 15 textes qui vont accompagner les soirées d'automne des lecteurs bellachons du comité, en attendant le rendez-vous de janvier qui fera un premier tri... Une démarche intéressante pour moi, puisque pénétrant peu à peu dans la notion de fantastique au théâtre dans le cadre de ma commande d'écriture, j'approcherai le genre "par la bande" du roman.

Le 2 février, un premier tri par le comité de lecture a défini une "short list" :

L'Homme qui rétrécit de Richard Matheson
Le Palais des Rêves d'Ismaïl Kadaré
Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley
Le Livre des Illusions de Paul Auster
L'Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon

Le 7 mars, enfin, le verdict tombe : and the winner is...
Le Palais des Rêves d'Ismaïl Kadaré !

Une approche scénique de ce très beau texte où se mêlent le politique et le fantastique sera proposée au Théâtre du Cloître de Bellac le 29 mai.

> article de presse sur le lancement du comité de lecture
> article de presse sur la représentation du 29 mai 2012
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