jeudi 23 juillet 2020

Théâtre et littérature sur la côte d'Emeraude

Les 12 et 13 août, les petites formes théâtrales prennent le chemin des églises du littoral breton...

RV le mercredi 12 août à 20h30 à la vieille église de Saint-Lunaire (35) pour suivre Juby, la trajectoire de l'écrivain-aviateur Antoine de Saint-Exupéry, de 1926 à 1944 > en savoir plus sur le spectacle

Et le lendemain, jeudi 13 août, à l'église Notre-Dame de Dinard (35), toujours à 20h30, dans les cadre des conférences d'été, Le jeune homme Paul : vie et oeuvre tressées de Paul Claudel, de l'adolescence à l'âge adulte, du Cébès de Tête d'Or au Mesa de Partage de Midi, de Louis-le-Grand à Fou-Tcheou... > en savoir plus sur le spectacle

photo : (c) François Louchet
Les représentations seront suivies, pour celles et ceux qui le souhaitent, d'une rencontre informelle autour des paroles vives de ces écrivains voyageurs.

Participation aux frais libre à l'issue des représentations. Attention : jauges limitées en raison des précautions sanitaires. Prévoir d'arriver un peu en avance. Merci de venir avec votre masque.

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mardi 30 juin 2020

Imagi'Nieul

Rendez-vous en Haute-Vienne, du côté de Limoges, les 17 et 18 juillet, pour un festival déconfiné dédié à la poétique de la marionnette ! Affiche et programme ci-dessous. "En pure Perte" se déclinera en deux moments de 15 minutes, l'un autour de Kleist (Essai sur le théâtre de Marionnettes) dans le parc du Château de Nieul le 18 à 17h30, l'autre autour de Rilke (Les Cahiers de Malte-Laurids Brigge) à St Yrieix sous Aixe à 19h.

mercredi 3 juin 2020

On déconfine !

J'ai le grand plaisir, après ces mois de confinement, de jouer mon seul-en-scène autour de la vie et de l'oeuvre mêlées d'Antoine de Saint-Exupéry, Juby, les 20 et 21 juin prochains à Trumilly - une dizaine de kilomètres à l'est de Senlis.

Toutes les mesures sanitaires (distance physique entre personnes de foyers différents, éloignement du premier rang par rapport à la scène, distribution de masques, de gel, facilités de télé-paiement) sont assurées, avec une jauge maximum de 35 spectateurs. (Nous ne pourrons malheureusement pas faire suivre, comme nous l'aurions souhaité, la représentation d'un pot convivial.)

Juby, c'est la trajectoire d'un homme, d'une plume et d'un avion, de 1926 à 1944, du Sahara occidental où St Ex enracine sa vision du sens de la vie au cockpit du Lightning où il périra, au-dessus de la vallée du Rhône pendant la Libération.

Un solo d'environ cinquante minutes qui tente de rassembler les lignes de force qui ont dessiné cette trajectoire à la fois métaphysique, géographique, littéraire et politique. Avec des extraits de Courrier Sud, Lettre à un Otage, Le petit Prince, Pilote de Guerre, Terre des Hommes, Citadelle, Vol de Nuit, des courriers, des notes...


Samedi 20 juin 2020 à 20h30 et dimanche 21 juin à 15h (durée 50 mn)

LA GRANGE
2 rue Oger-le-Danois
60600 Trumilly (Le Plessis-Cornefroy)
Réservation indispensable au 06 74 49 38 80
Tarifs : 15 euros. Pour les abonnés à l'Atelier des Arts : 12 euros.
Paiement : merci de préparer à l'avance la monnaie exacte ou le chèque pré-rempli, paiement possible également par PayPal via ce lien :
Vous pouvez apporter votre masque et votre gel, sinon il y en aura sur place à disposition.
Vous serez placés en salle afin d'éviter les croisements trop proches.

N'hésitez pas à transférer cette information auprès des personnes que vous pensez pouvoir être intéressé.e.s par cette proposition.

dimanche 17 mai 2020

Dernières parutions


- Les Murmures de Haute-Claire, roman jeunesse (9-13 ans) illustré par Pierre-Yves Cézard, publié aux éditions du Sabot rouge.
"Elémir, 10 ans, mène une vie retirée dans un village retiré en lisière de forêt. C'est un garçon singulier qui ne parle pas. Accompagné de Moon, son fidèle labrador, il découvre la course d'orientation grâce à Aziz, son entraîneur. Il parcourt alors avec passion cette forêt dont il croit connaître les moindres recoins. Mais un signe mystérieux dans une clairière inconnue l'embarque dans une aventure qui changera sa vie..."
80 pages, 9 euros > en savoir plus

- Tant que nos coeurs flamboient, récit théâtral (ados-adultes), publié aux éditions Christophe Chomant.
"Chili, janvier 1974 : Amanda fuit la terreur organisée par la junte militaire. La révolution sociale voulue par Allende et le peuple chilien dans sa majorité est matée dans le sang. Un siècle plus tôt, Louise Michel est exilée de France vers la Nouvelle-Calédonie. Son rêve d'une société égalitaire meurt sous les balles de Thiers et des Versaillais..."
54 pages 13 euros > en savoir plus et commander directement à l'éditeur

- Au Jour naissant, théâtre jeunesse (10-14 ans), publié à L'Ecole des Loisirs.
"Demain, à l'aube, les démolisseurs viendront, et la vieille maison du phare sera détruite. Pendant treize ans, tous les étés, Perle y retrouvait Logan, son ami de toujours, et c'est lui encore qu'elle choisit pour y passer la dernière nuit..."
64 pages, 7 euros > en savoir plus

- En attendant Dersou, journal de voyage illustré de 64 photos couleur de François Louchet, publié chez FL Editions.
Une adaptation en mots et en images de Dersou Ouzala, le roman de Valdimir Arseniev porté au cinéma par Kurozawa.
80 pages, 29 euros > en savoir plus et commander directement à l'éditeur

- Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues, conte pour les enfants à partir de 6 ans, publié aux éditions D'ici et d'ailleurs.
"Depuis quelques jours, on dirait qu'Annick, la gardienne du jardin botanique, ne va pas très bien. Comment lui rendre le sourire ?"
30 pages, 6 euros. Pour toute commande, contacter directement l'éditeur par mail : dicietdailleurs (at) wanadoo.fr > en savoir plus
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samedi 25 avril 2020

Brèches déconfinées

On m'apprend qu'une version numérique de mon recueil de nouvelles Brèches, épuisé depuis 3 ou 4 ans, existe.

Il se procure en allant sur la plupart des plateformes de livres digitaux, ou en cliquant sur ce lien.

Nul doute que mes recueils de courts textes poétiques Carnets extimes et Partage des Eaux, initialement publiés chez le même éditeur (Eclats d'Encre), peuvent également être téléchargés selon le même procédé.

Pour ce qui est de la version livre papier, il m'en reste quelques exemplaires, vous pouvez prendre contact avec moi via mon site pour un envoi postal.
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jeudi 16 avril 2020

Soutenir la chaîne du livre

En cette période de confinement, les librairies ont dû fermer - alors même qu'on dispose, a priori, d'un temps privilégié pour s'adonner aux délices de la lecture.

La chaîne du livre (qui va de l'auteur et de l'illustrateur jusqu'au libraire en passant par l'éditeur) risque  gros, puisque c'est un secteur déjà fragile en temps "normal".

Que faire concrètement pour aider et soutenir ?

- Vérifier que votre librairie de proximité n'a pas mis en place un service de commande-livraison. Celui-ci peut-être de plusieurs sortes : à domicile ou dans un magasin proche resté ouvert, de type épicerie ou pharmacie. Vous pourrez alors commander vos livres par mail ou téléphone, avec un système de télé-paiement. Pour savoir ce que propose votre librairie de proximité, vous pouvez aller sur son site internet, ou sur sa page Facebook, ou lui téléphoner, ou passer devant et voir si un mot est affiché sur la porte ;

- Si ce service n'est pas proposé par votre libraire préféré, vous pouvez contacter directement l'éditeur de l'ouvrage que vous voulez acquérir. La plupart des éditeurs ont un site internet. Ils vous enverront le livre choisi par voie postale, généralement sans frais de port.

En procédant ainsi, vous contribuez à ce que libraires, éditeurs, auteurs et illustrateurs ne pâtissent pas trop de ces longues semaines où tout s'est figé. Merci pour eux, merci pour nous.
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mardi 14 avril 2020

Ecrire pour la radio

des syllabes – des silences : l’oreille
         Par rapport aux autres écritures que je pratique (nouvelles, théâtre), l’écriture radiophonique est par définition toute entière contenue dans l’oralité : on s’adresse à des aveugles. Des sons, des lettres, des consonnes, voyelles, syllabes... L’acteur ne bouge pas et l'auditeur ne voit pas, le voilà, peut-être, confiné dans l'obscur, comme un fœtus, ou comme un mort. C’est à ces états de conscience là aussi qu’on s’adresse, il faut en être conscient.

Un bonheur de travailler les rythmes, les assonances, les silences… A deux reprises (La Note blanche, Et qu'on les asseye au Rang des Princes, pour France Culture) j’ai voulu pousser dans ce sens, en écrivant une partition double – un texte sur deux colonnes, simultanées. C’était très précis, à quelques secondes près tout était calculé. Mais vu le temps imparti aux répétitions, cette précision n’a pu être digérée par la réalisation, les conditions de production n'étant plus ce qu'elles furent à un glorieux âge d'or... Dommage. C’est une petite frustration d'entendre ses angles arrondis, ses crêtes érodées, ses détails approximés...

Et un appel aussi à prendre en compte cette nécessité, finalement, de ne pas être trop précis, de ne pas faire de la dentelle. Même si on voudrait bien. Les fictions qui ont le mieux fonctionné (Lisolo, Dédicace, Sténopé) c’est paradoxalement celles dont j’avais le moins travaillé le matériau écriture.

des motifs – des espaces : l’oeil
         La connexion avec le réalisateur, bien sûr, est essentielle. Parfois on a le sentiment qu’on a été compris, que le réalisateur a fait l’effort d’un déplacement vers le texte, vers l’auteur, on s’est parlé, on s’est vu, ça a pris un peu de temps à l’un comme à l’autre, mais de toute évidence ça vaut le coup : à l’écoute du texte à l’antenne, j’ai eu le sentiment que même si tout n’était pas là, même s’il y avait des approximations, des réinterprétations, les raisons qui m’ont poussé à écrire ce texte – les motifs du texte, dans la double acception du terme – passent les ondes (je pense notamment à Babel ma belle, à La Goule-aux-fées...).

Parfois au contraire, un sentiment de gâchis : le texte a été choisi et réalisé avec désinvolture. Et ça aussi, ça passe les ondes.

Un bon critère pour moi à l’écoute d’une de mes fictions, outre celui des motifs que je viens d’évoquer, est la spatialisation : les espaces, les volumes, les distances suscités par l’écoute de la pièce sont ou ne sont pas ceux que je pressentais en l’écrivant. Les images, les lumières, les ombres sont ou ne sont pas celles que j’imaginais… A partir d’un matériau sonore, le décodage visuel que j’en fais me fait reconnaître – ou non – mon texte. Là-dessus, l'expérience du documentaire sonore, telle que je l'ai vécue avec A Vau l'Eau, a été déterminante.

samedi 14 mars 2020

Annulations et reports

Bonjour, en raison de l'épidémie, merci de bien vouloir noter que :
- Juby le 16 mars à Paris 15ème est reporté à l'automne
- Le jeune Homme Paul le 21 mars à St Germain en Laye est reporté à une date ultérieure, ainsi que la représentation prévue le 17 mai dans la Vienne
- Le salon du livre de Paris est annulé, celui de la Saussaie (29 mars) est reporté
- La restitution des ateliers Scottish Women Hospital à la Fondation Royaumont, prévue le 18 mars, est reportée au 20 mai
- Le jeune Homme Paul le 4 avril à Senlis : représentation annulée
- Rencontre et atelier à l'INSPE de la Réunion reportée
- Annulation des représentations de juin et juillet de Nicolette et Aucassin
- Rencontre du 7 mai à la médiathèque de Tergnier autour de Les Murmures de Haute-Claire reportée
- Report à mi-septembre des deux jours de rencontre prévus à la Villa Marguerite Yourcenar autour de Au jour naissant
- Report au 15 octobre de la journée de formation au CLPJ initialement prévue en juin ;
- Annulation des activités liées au 1er juin des écritures théâtrales jeunesse autour de Au jour naissant (signature et lecture publique les 1er et 6 juin)
- Annulation du jury théâtre au conservatoire de St Germain-en-Laye
- Report de Tant que nos coeurs flamboient à Blagy le Château

Cette rubrique est mise à jour au fur et à mesure de l'évolution des mesures de confinement.
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vendredi 28 février 2020

Salon du Livre de Paris

ANNULE - ANNULE - ANNULE - ANNULE

Vous pourrez vous procurer mes livres au Salon Livre Paris, Porte de Versailles, qui ouvre du 20 au 23 mars prochains.

A noter notamment, au stand M18 (Ile de France) avec les éditions du Sabot rouge pour Les Murmures de Haute-Claire, tout juste sorti de l'imprimerie, et au stand F31 (Normandie) avec FL Editions pour En attendant Dersou.

Je serai moi-même présent pour vous dédicacer ces ouvrages le vendredi 20 mars :
- de 16h à 18h au stand M18 pour Les Murmures de Haute-Claire
- de 18h30 à 20h au stand F31 pour En attendant Dersou

Au plaisir de vous y croiser !

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samedi 22 février 2020

En tournée

Spectacles disponibles en tournée :

Le Jardin, spectacle jeune public. En version théâtre musical par la Cie Cela Dit, mise en scène Laure Gouget (3 interprètes), ou en version marionnettes et origami, Cie La Roble à l'envers, mise en scène Eléna Bosco (1 interprète)
Léon l'Enfant Noël, spectacle jeune public, Cie du Souffle 14, mise en scène Lorena Felei (2 interprètes)
Nicolette et Aucassin, spectacle de rue, marionnettes et musique, tout public, Cie L'Atelier mobile, mise en scène Joanna Bassi (3 interprètes)
La petite Marchande d'Histoires vraies, spectacle jeune public, Cie L'Echappée, mise en scène Didier Perrier (3 interprètes)
Tant que nos coeurs flamboient, ados-adultes, Cie du Souffle 14, mise en scène Laurent Contamin, avec Lorena Felei (1 interprète)
Fasse le ciel que nous devenions des Enfants, ados-adultes, Cie Demain on déménage, mise en scène Delphine Lalizout / Cie du Souffle 14, mise en scène Lorena Felei (3 interprètes)
Juby, ados-adultes, Cie Fond de Scène (1 interprète)
En attendant Dersou, ados adultes, Cie du Souffle 14, mise en scène Lorena Felei (1 interprète)
Un Verger pour Mémoire, ados-adultes, Cie des Rives de l'Ill, mise en scène Thomas Ress (3 interprètes)
Le jeune Homme Paul, ados-adultes, Cie du Souffle 14 (1 interprète)

Et des productions en construction, autour de Sweet Summer Sweat et du Projet Albius... Contactez-moi si intéressé.e.s
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vendredi 31 janvier 2020

Souriez, vous êtes repérés !

J'ai d'abord cru avoir mal entendu - sans doute avais-je mal saisi l'adjectif qu'on m'avait servi, entre deux portes. Mais un mois plus tard, une autre interlocutrice utilisa la même expression : "Vous êtes repéré".

J'aurais pu me croire, un moment, un genre de cancre, repéré par une nouvelle espèce de pion ? Mais mes interlocuteurs n'étaient nullement des pions. Juste des responsables culturels, avec lesquels je parlais tâtonnements, projets, désirs, recherches...

Des responsables culturels, faut-il le préciser, du nouveau monde. Pas des "animateurs", donc (très très ancien monde, l'animation), ni des "programmateurs" (un peu ancien monde, déjà), mais des "prescripteurs". Et ces prescripteurs m'ont donc appris que dans le cercle très sélect des prescripteurs, on m'avait "repéré". Et que, partant, je pouvais prétendre, si je le souhaitais, à des "dispositifs".

Voilà : prescripteurs, dispositifs, repérés. On en est là, en 2020, dans la culture. Je retourne lire Copeau, Vilar, Barrault et Vitez : quand on a besoin d'un peu d'oxygène, on prend de l'altitude.
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jeudi 2 janvier 2020

2020

"Et j’en connais qui cherchent la mer au pas lent de leur caravane - et qui ont besoin de la mer. Et qui, lorsqu’ils arrivent sur le promontoire et dominent cette étendue pleine de silence et d’épaisseur, et qui interdit à leurs regards ses provisions d’algues ou de coraux, respirent l’âcreté du sel et d’émerveillent d’un spectacle qui ne leur sert à rien dans l’instant, car on ne saisit point la mer. Mais ils sont lavés dans leur cœur de l’esclavage des petites choses.

Alors ils prennent des provisions d’étendue et rapportent chez eux la béatitude qu’ils y ont trouvée. Et la maison est changée de ce qu’il existe quelque part la plaine au lever du jour et la mer. Car tout s’ouvre sur plus vaste que soi. Tout devient chemin, route et fenêtre sur autre chose que soi-même." (Antoine de Saint-Exupéry).

A retrouver dans "Juby", petite forme théâtrale à accueillir chez soi infos

Meilleurs voeux pour 2020, que l'année nouvelle devienne chemin, route, fenêtre...
> Juby
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vendredi 22 novembre 2019

1870


Il y a bientôt 150 ans, nous étions en... 1870.

C'est d'abord à la Commune de Paris que cette date fait penser, et à son icône incontestée, Louise Michel. Agée alors de 40 ans, institutrice, éprise d'égalité et de fraternité, elle crée une cantine pour ses élèves affamées. Elle rencontre Clémenceau à Montmartre, tombe amoureuse de Ferré, envisage de marcher sur Versailles pour assassiner Thiers. Ce qu'on appellerait aujourd'hui "la convergence des luttes" se met en place à Paris, notamment dans le nord-est et les faubourgs. Louise ne sait pas encore que l'année qui suivra sera celle de son exil à l'autre bout du monde.

Cette révolution sociale qui se met à germer et à menacer sérieusement le pouvoir en place (du moins ce qu'il en reste après la défaite de Sedan...), il en est question dans Tant que nos coeurs flamboient (éd. Christophe Chomant) que je mets en scène avec la Cie du Souffle 14. La première est prévue le 24 janvier prochain, au Tanit Théâtre de Lisieux (Calvados). On peut commander le livre > ici

Jeune Achille ou Paul enfant,
Camille Claudel
En 1870, Paul Claudel a, quant à lui... deux ans. Et n'habite pas encore Paris. Ce n'est donc pas la Commune qui lui inspirera (directement, du moins), l'une de ses pièces les plus intéressantes (et les plus difficiles à monter), La Ville.

En Champagne, où il joue peut-être avec Camille à triturer l'argile pour en faire des figurines de jeu, il apprend à parler... Son babil prendra, au fil des ans, la richesse que l'on sait d'une prose nourrie d'Eschyle, de Shakespeare et de Rimbaud, subtile et triviale, baroque et rurale, telle qu'on peut l'entendre dans Le jeune Homme Paul, à voir à l'Espace Bernanos du 6 au 8 décembre prochains. De quoi s'agit-il ? Des années de jeunesse de Paul Claudel, il a entre 15 et 35 ans - et d'une mise en résonance des personnages de son oeuvre théâtrale avec sa propre construction de jeune homme.

Edmond Albius
En 1870 enfin, il y a 150 ans, dans l'hémisphère austral que l'ouverture toute neuve du canal de Suez a un peu rapproché de la France continentale, Edmond Albius, le génial et précoce inventeur de la pollinisation manuelle de la fleur de vanille, exact contemporain de Louise Michel, vit dans une extrême pauvreté. Son invention, qui est en train de sauver l'économie de l'île de la Réunion (anciennement île Bonaparte, anciennement île Bourbon) ne lui profite pas.

Il mourra quelques années plus tard, dans un dénuement total. Il en sera question dans la pièce que je suis en train d'écrire pour la Cie Baba Sifon, et qui sera créée à l'automne 2020 > + d'infos

Quel âge à Dersou Ouzala, le trappeur de Mandchourie, en 1870 ? Difficile à dire, en l'absence d'acte de naissance. Une vingtaine d'années, peut-être. Il est dans la force de l'âge. Vladimir Arseniev quant à lui est sur le point de naître, qui racontera leur histoire dans la taïga, adaptée dans En attendant Dersou (FL Editions), petite forme théâtrale mise en scène par Lorena Felei, à jouer partout > en savoir plus.
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mardi 5 novembre 2019

Claudel chez Bernanos

Le jeune Homme Paul, qui évoque la jeunesse de Paul Claudel à travers son oeuvre, des années lycée au années Ysé, pose ses bagages pour trois jours en décembre à l'Espace Georges Bernanos, Paris 9ème, M° St Lazare, Havre-Caumartin, Auber

- vendredi 6 décembre à 20h30
- samedi 7 décembre à 20h30
- dimanche 8 décembre à 17h

Durée : 1 heure
Tarifs : 15 euros / 10 euros
Résas : 01 45 26 65 22

La rencontre d’un comédien d’aujourd’hui avec un jeune écrivain nommé Paul Claudel. Un regard critique et incarné porté sur la vie et l’œuvre du jeune écrivain-voyageur qui se construit, de 1884 à 1904 – du Cébès de Tête d’Or au Mesa de Partage de Midi. La vie de l’auteur à travers ses personnages… et vice versa : espoirs, désirs, luttes, projets, conflits… Sept épisodes clé de la vie du jeune homme Paul Claudel, dans une mise en scène sobre et dense. Un hommage libre et subjectif.

Avec des extraits de : Tête d’Or, Fragment d’un Drame, La Ville, La jeune Fille Violaine, Partage de Midi, L’Echange, Le Soulier de Satin, Le Livre de Christophe Colomb, Le Repos du septième Jour, Le Pain dur, Cinq grandes Odes, Vers d’Exil, Ballade, Le 25 décembre 1886, Ma Conversion, Connais-sance de l’Est, Mémoires improvisés, Conversations dans le Loir-et-Cher, Poèmes de Guerre, Lettres à Stéphane Mallarmé, André Suarès, Gabrielle Vulliez.

 « Vous prouvez aux gens que Claudel n’est pas enquiquinant. C’est beau : un personnage fascinant, un moment de santé, de colère et de force. Bravo. Et merci. » France Inter

photo : (c) François Louchet
« Le comédien qui revisite ici l’œuvre du maître opère si intérieurement, avec un tact si détaché de lui-même que l’on accède au drame essentiel : le prix d’une personne est la clé de l’univers. » France Catholique






mercredi 16 octobre 2019

Un semestre normand

Quelques rendez-vous en région Normandie cette première partie de saison :

- les 19 et 20 octobre, je serai au Salon du Livre et de la Gourmandise à Livarot (14), afin d'y proposer en signature quelques ouvrages ; autres salons où l'on pourra se procurer En attendant Dersou au stand FL Editions : le 13 octobre à la Maison pour tous de St Romain de Colbosc (76) et le 3 novembre au Salon du Livre du Neubourg (27)

Affiche : François Louchet
- la Compagnie du Souffle 14 sera en résidence de création au Batolune de Honfleur (14), du 28 octobre au 1er novembre : nous y présenterons le 1er novembre à 19h une première étape de travail publique (entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles) de ma pièce Tant que nos coeurs flamboient. Interprétation : Lorena Felei ;

- l'éditeur normand (76) Christophe Chomant, qui avait publié La petite Marchande d'Histoires vraies et L'Air du Temps, me fait le bonheur d'éditer Tant que nos coeurs flamboient (sortie octobre 2019) ;

- le 2 novembre à 15h, je jouerai En attendant Dersou (mise en scène Lorena Felei, production Souffle 14) à la médiathèque Maurice Delange de Honfleur. Le livre, édité chez FL Editions (maison d'édition également normande) sera disponible en signature à l'issue de la représentation ;

Affiche : François Louchet
- un grand merci à la compagnie Couvertures de nous accueillir en résidence de création au Théâtre de Livarot fin novembre. Nous montrerons une deuxième étape publique de travail de Tant que nos coeurs flamboient le 30 novembre à 19h ; là aussi, entrée libre sur réservation et dans la limite des places disponibles ;

- Le jeune Homme Paul quittera la Normandie pour se jouer à Paris, Espace Georges Bernanos (4 rue du Havre 75009 - résa 01 45 26 65 22 ) avec la Compagnie du Souffle 14, mise en scène Lorena Felei, les 6, 7 et 8 décembre (vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 17h) ;

- Enfin, le 24 janvier à 20h30, ce sera la création au Tanit Théâtre de Lisieux (14) de Tant que nos coeurs flamboient.

> Laurent Contamin
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jeudi 19 septembre 2019

La Réunion

Un nouveau projet, pour cette saison 2019/20, placé sous le signe du compagnonnage auteur/compagnie (Ministère de la Culture), avec la Cie Baba Sifon, sur l'Ile de la Réunion.

Un projet également soutenu par la Ferme Godier de Villepinte (93). Première étape de travail publique : le 1er octobre à 19h à la Ferme Godier en présence de l'équipe artistique. Au programme : à la découverte des origines de la vanille...
> un atelier d'écriture
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vendredi 16 août 2019

Un jardin dans le Var


La médiathèque départementale du Var propose, de juin à septembre, une tournée du spectacle Le Jardin, adaptation pour une comédienne, des marionnettes et des origamis, du conte Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues (Editions D'Ici et d'ailleurS), produit par la compagnie La Robe à l'Envers.

Calendrier :
19 juin : médiathèque de Carqueiranne
21 juin : médiathèque de Barjols
22 juin : médiathèque de Montauroux
26 juin : médiathèque des Adrets
28 juin : médiathèque de la Môle
6 juillet : médiathèque de la Seyne sur Mer
22 juillet : médiathèque de Saint-Tropez
24 juillet : médiathèque de Rocbaron
30 juillet : médiathèque de Ramatuelle
6 septembre : médiathèque de Collobrières
7 septembre : médiathèque du Cannet
10 septembre : médiathèque de Camps
13 septembre : médiathèque de Grimaud
14 septembre : médiathèque de Saint-Julien
18 septembre : médiathèque de Nans-Les-Pins et Saint-Maximin

Le spectacle, destiné au jeune public à partir de 4 ans, est disponible en tournée, n'hésitez pas à contacter la compagnie.

Le livre est quant à lui vendu au prix de 6 euros chez D'Ici et d'ailleurS, on peut le commander en librairie ou directement auprès de l'éditeur : dicietdailleurs (at) wanadoo.fr
> télécharger le dossier du spectacle
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samedi 13 juillet 2019

Clap de fin

A mi-chemin entre la forêt de Fontainebleau et la taïga mandchoue, en Russie, dans la région de Melikhovo, Anton Tchekhov écrivit en 1897 sa célèbre pièce Oncle Vania.

Quelques années plus tôt, Robert-Louis Stevenson couchait par écrit ses impressions de marche sylvestre entre Barbizon et Grez-sur-Loing, en passant par Franchard et Bourron-Marlotte... Et quelques années plus tard, Vladimir Arseniev explorera, dans le but de la topographier, la région du Sihoté dont il rendra compte dans Dersou Ouzala.

Il était donc cohérent de clore cette résidence en forêt de Fontainebleau (qui fut marquée à la fois par la lecture de Treasure Forest de Stevenson à la librairie-galerie L'Empreinte dans le cadre de la nuit de la lecture et par le spectacle En attendant Dersou adapté d'Arseniev à la Galerie Delort) par un hommage à Oncle Vania, qui se situe exactement au mitan, tant spatial que temporel, de ces deux oeuvres qui ont jalonné mon temps de résidence.

Et c'est avec la projection du très beau film de Louis Malle (réalisateur qui n'est pas non plus sans rapport avec l'environnement bellifontain), Vanya 42ème rue, que nous avons donné le signal de fin de ces six mois de résidence. Nous avons entendu Astrov nous dérouler ses cartes de forêts (à l'instar d'Arseniev, de Stevenson) et dire à Eléna - avec quelle prémonition de la part de Tchekhov ! :

ASTROV (Montrant la carte.) "Maintenant, regardez ceci. C’est le tableau de notre district il y a cinquante ans. Le vert foncé et le vert clair indiquent les forêts. La moitié de toute la superficie était alors occupée par les forêts. Où vous voyez, sur le vert, une hachure rouge, là vivaient des élans, des
chèvres. Je montre ici la flore et la faune... Sur ce lac, s’ébattaient des cygnes, des oies, des canards, et, comme disent les anciens, il y avait profusion de toute sorte d’oiseaux. On n’en voyait pas la fin. Ils volaient par nuées. Outre les hameaux et les villages, vous voyez, éparpillés çà et là, de petites fermes, des ermitages de Vieux-Croyants, des moulins à eau. Il y avait beaucoup de bêtes à cornes et de chevaux. Cela est marqué en bleu. Par exemple, dans ce canton, la couche de bleu est épaisse ; ici, il y avait des haras entiers de chevaux ; chaque isba avait trois chevaux. (Une pause.) Maintenant, voyons plus bas, ce qui existait il y a vingt-cinq ans. Il n’y a déjà qu’un tiers de la superficie occupée par les bois. Il n’y a plus de chèvres, mais il y a encore des élans. Les couleurs vertes et blanches sont plus pâles, et ainsi de suite, ainsi de suite. Arrivons à la troisième partie. Tableau du district au temps présent. Il y a de la couleur verte çà et là ; mais non plus d’un tenant ; ce sont des taches. Les élans, les cygnes et les coqs de bruyère ont disparu. Des hameaux anciens, des fermes, des ermitages, des moulins, plus trace. C’est, en somme, le tableau d’une dégénérescence progressive et certaine, à laquelle il faut encore dix ou quinze ans pour être complète. Vous direz qu’il y a ici l’influence de la culture ; que la vie ancienne devait naturellement céder à la vie nouvelle ; oui, je comprends. Si, à la place de ces forêts détruites, passaient une route, des chemins de fer ; s’il y avait des usines, des fabriques, des écoles, les gens seraient mieux portants, plus riches, plus intelligents ; mais il n’y a rien de semblable. Il y a, dans ce district, les mêmes marais, les mêmes moustiques ; pas de chemins. La pauvreté, le typhus, la diphtérie, les incendies. Nous avons affaire ici à une dégénérescence causée par une lutte intense pour la vie. Dégénérescence due au croupissement, à l’ignorance, au manque absolu de conscience, à ce moment où l’homme, transi, affamé, malade, pour sauver ses restes de vie, pour conserver ses enfants, se jette instinctivement sur ce qui peut apaiser sa faim, le réchauffer, et où il détruit tout, sans penser au lendemain... Presque tout est déjà détruit, mais, en revanche, rien n’est encore créé. (...)"

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont accompagné cette résidence, la ville de Bourron-Marlotte, la bibliothèque municipale, la librairie-galerie L'Empreinte, l'école élémentaire, les habitants... Une mention toute spéciale à M. Nicolas Quénu, conseiller municipal délégué aux affaires culturelles, dont l'attention et l'énergie ont permis que cette résidence se déroule dans des conditions de création optimales.
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jeudi 4 juillet 2019

Claudel chez Claudel

Le 29 juin, j'ai eu le bonheur de jouer Le jeune Homme Paul (une adaptation de textes de Paul Claudel qui met en lumière les relations entre l'auteur et les personnages de son oeuvre de jeunesse), dans la jardin de la maison Camille et Paul Claudel de Villeneuve-sur-Fère : maison où l'écrivain a poussé son premier cri, où Camille a modelé ses premiers argiles...

Lieu qui a irrigué tant d'oeuvres, et en premier lieu peut-être Tête d'Or et La jeune Fille Violaine...

Depuis la "scène" s'ouvrent les quatre horizons, appelant au voyage, comme ils s'ouvraient déjà à la fin du 19ème siècle... "Il me semble que tout, l'air brumeux, les labours frais, et les arbres, et les nuées aériennes..."

Et à côté, la simple remise où Paul, de retour de Chine, écrivit fiévreusement, en une vingtaine de jours à peine, son Partage de Midi...

Merci à toute l'équipe de la maison Camille et Paul Claudel d'avoir permis ce moment d'une rare intensité, vingt ans après que j'ai joué L'Avion et ses Poètes, cette fois dans la maison de Brangues...
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dimanche 9 juin 2019

Ré-édition

Il était épuisé, on ne le trouvait plus... L'éditeur d'origine avait fini son stock et ne souhaitait pas le ré-imprimer. Pourtant on me le réclamait, une lecture se faisait par ci, dans une médiathèque, un spectacle se montait par là, se jouait dans un théâtre... Enfin, le revoilà !

Merci aux éditions D'Ici et D'ailleurS, de Meaux, d'avoir ré-édité mon texte Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues.
On peut se le procurer pour 6 euros, sous l'ISBN 978-2-915880-38-0
L'illustration de couverture est de Fabienne Delude.

Un conte avec des animaux, à hauteur d'enfance, sur le monde des adultes.
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lundi 22 avril 2019

Retour à Valréas

5 ans après ma résidence, joie de retrouver les ami.e.s - et de leur partager, pour fêter ces retrouvailles, et à l'invitation de l'association des 700 ans de l'Enclave des Papes, ma trilogie (Juby, En attendant Dersou, En pure Perte), les 29 et 30 mars derniers. Une sympathique séance de signature, à la libriairie Les Chemins de Traverse, a couronné le tout. Retour en images (photos : (c) Kissou R.)