Nouvelle video concoctée par la compagnie Le Pont volant autour de son spectacle pour actrice et marionnettes Le Jardin (mise en scène Elena Bosco) à partir de mon texte Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues illustré par Fabienne Delude (éditions Le Jardin d'Essai) : quand le conte rencontre la marionnette...
> en savoir plus sur la compagnie et le spectacle
> en savoir plus sur le livre
> le site de l'illustratrice
> article précédent
> article suivant
jeudi 22 décembre 2011
jeudi 15 décembre 2011
Babel ma belle

Cette vision du mythe de Babel, j'ai eu envie d'en faire une pièce pour jeune public. Il me semblait que l'époque s'y prêtait d'ailleurs très bien, avec cette curieuse insistance du Politique, depuis 2007, à pointer l'"autre", quel qu'il soit, comme une soi-disant "menace" pour une prétendue "identité nationale". J'ai donc écrit Babel ma belle, d'abord sous forme de fiction radiophonique pour France Culture (réalisation : Juliette Heymann), puis en pièce de théâtre, éditée chez L'Agapante & Cie (tout public dès 8 ans). Je re-situe le mythe dans le contexte douloureux de l'émigration afghane, et place le personnage principal au centre d'un faisceau d'entraides pour construire son histoire.
> commander la pièce
> article précédent
> article suivant
vendredi 9 décembre 2011
On n'en revient pas...
Bien sûr, le spectateur est libre de pensée et d'expression, bien sûr je reconnais la subjectivité inhérente à la réception d'un spectacle (des goûts et des couleurs...). Néanmoins, il ne me semble pas forcément inutile de relever l'inanité de cette expression : "Je (ne) suis pas rentré dedans..." concernant le spectacle vivant - expression qu'il serait bon qu'on n'entende plus dans les halls des théâtres à notre époque.
Sur la forme, d'abord : on ne dit pas "rentrer", on dit "entrer". Rentrer signifie en effet "entrer de nouveau". On devrait donc dire : "Je ne suis pas entré dedans". Si l'on veut pinailler, on pourra aussi remarquer la redondance du verbe et de l'adverbe : entrer dedans, c'est un peu comme "sortir dehors", "monter en haut" ou "descendre en bas". On préférera donc : "Je n'y suis pas entré".
Simple question de forme ? Certes. Mais cette phrase s'entend si souvent dans la bouche de gens de culture... Deux fautes de langage sur une phrase de (cinq) six mots, quand on se pique d'être un spectateur cultivé, éclairé, quand même, ça fait mal.
Désolé, ami spectateur, mais ils sont bel et bien finis, tes rêves d'intrusion, avec ce qu'ils recèlent de fantasmes de fusion, de désirs de pénétration scénique, de raptus exhibé - ça que tu exprimes maladroitement avec ton "Je (ne) suis pas rentré dedans...". C'est comme ça et il faudra t'y faire : aujourd'hui, on reste dehors. En face à face. Défense d'entrer. A la limite, l'extase (ek-stase, étymologiquement : se tenir hors), oui, si tu veux. Au mieux, la déroute... "Ce spectacle m'a dérouté" : ça, c'est bien. Etre perdu, ça s'est bien. Et aussi : "Je n'en reviens pas", c'est bien. Oui : plutôt que "rentrer dedans", voilà ce que devrait vivre un spectateur du vingt-et-unième siècle : ne pas en revenir, du spectacle auquel il vient d'assister.
En fait, on ne devrait jamais "en revenir", du théâtre. Et sans doute qu'un spectateur qui se plaint de "(ne) pas être rentré dedans", c'est juste un spectateur revenu de tout. Bonjour Tristesse...
> article précédent
> article suivant
dimanche 4 décembre 2011
Des petites Oresties
Quelques points de vue de collégiens et lycéens sur ma pièce Une petite Orestie (Lansman éd)...


Voici quelques maquettes de scénographie, où l'on reconnaît la tombe d'Agamemnon, le tapis rouge et le trône de Clytemnestre, un bateau, une baignoire...
Tous ont cherché à résoudre la question des espaces multiples, alternant entre scènes d'intérieur et scènes d'extérieur :
L'un des groupes a songé à signifier une porte d'enceinte, pour d'autres la tour de guet prend beaucoup d'importance.
Pour d'autres enfin, l'accent semble mis sur les scènes d'intérieur, que ce soit celles organisées autour de Clytemnestre ou celles autour de Strophios (table pour prendre le thé, fleurs, fenêtre).
Certains espaces scéniques sont très remplis, car tous les espaces de la pièce y cohabitent.
Pour d'autres, il semble convenu de changer d'espaces : ainsi les élements liés à l'eau (mer des premières scènes pour le retour d'Agamemnon et mer de Phocide) peuvent-ils se jouer dans la même zone du plateau, etc...

Mais chut : work in progress ! Davantage de nouvelles fin mai prochain, à la création... > cliquer ici pour voir la réalisation
En attendant, voici quelques albums photos d'autres ateliers théâtre ayant travaillé sur la pièce. Il s'agit, pour la plupart, de lycéens de Wallonie ayant imaginé la création de la pièce dans le cadre du festival organisé par Promotion-Théâtre et les éditions Lansman depuis 2010 :
Cliquer ici pour voir l'un des albums, ou bien ici, ou encore là pour en voir d'autres.
Enfin, un petit aperçu d'un atelier de théâtre en Catalogne :
Bravo, enfin, aux lycéens de Gaston Monnerville à Kourou en Guyane, aux troupes amateures du Vaucluse, du Nord et d'ailleurs qui, depuis la publication du texte en 2010, prennent le pari de jouer cette "Orestie-express" !
> article de presse
> article précédent
> article suivant
Pays/territoire :
Honfleur, France
Inscription à :
Articles (Atom)