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jeudi 6 février 2014

Complètement à l'ouest !

Avis aux ami(e)s de l'ouest de la France, c'est chez eux que ça se passe, dans les Côtes d'Armor et en Mayenne : deux créations, jeune public et tout public, qui confrontent la parole dramatique à d'autres langages scéniques :

- les 13 (10h et 14h30) et 14 (10h) février, à Solenval, Plancoët (22), Corps et Biens par Le Troupeau dans le Crâne, spectacle tout public dès 6 ans (texte, danse, mime, cirque), mise en scène de Delphine Biard, avec Lucille Brunet, Emilien Gobard, Delphine Biard et Sébastien Husson. Une pièce axée autour de la thématique du passage - des passages  > + d'infos

- Du 24 au 28 février (expo du 24 au 26, spectacle les 27 et 28 à 18h, 19h30, 21h) au Kiosque, Mayenne (53), dans le cadre du Festival Onze, Josette Forever ! - ou les téguments métaphysiques d'une poupée qui a beau être fagotée comme un sac, n'en est pas moins une marionnette-culte ! Une création de la compagnie Garin-Trousseboeuf, conception et réalisation de Patrick Conan et Francis Debeyre

- Tous les dimanches de février, jusqu'au 2 mars, à 16h30, les Bordelais pourront quant à eux se rendre à la salle de la Rousselle pour un work in progress de la compagnie La Marge Rousse autour de Sweet Summer Sweat... tandis que les élèves du Finistère écouteront, quant à eux, la fiction radiophonique Babel ma belle dans le cadre de Longueurs d'ondes avec le CDDP 29 (temps fort les 13 et 14 février)

- Et la Normandie, dans tout ça ? Eh bien voilà : > + d'infos
> Corps et Biens en cours de travail
> Josette Forever ! en cours de travail
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samedi 1 février 2014

Les sorties du mois à Paris

A ne pas rater à Paris en février : histoires de vie, histoires de noces...

- Putain d'vie de Jehan Rictus, dans une mise en scène de Didier Perrier, compagnie L'Echappée, au Théâtre les Déchargeurs, Paris 1er, jusqu'au 8 février > infos
- Les Origines de la Vie, de Thomas Günzig, dans une mise en scène de Gilles Losseroy, avec Isabelle Mestre, au Théâtre Le Local, Paris 11ème, jusqu'au 9 février > infos
- La Maison de Bernarda Alba, de Federico Garcia Lorca dans une mise en scène de Carole Lorang, aux Bouffes du Nord > infos
- Les Noces, chorégraphie de la compagnie Etant Donné, musique de Stravinsky, dans le cadre du Festival Faits d'Hiver, à Micadanses, Paris 4ème, du 13 au 15 février > en savoir plus sur le festival
- ... et bien sûr, last but not least, Sweet Summer Sweat, dans une mise en scène de Claire Boyé et Lola Bret, compagnie Boss'Kapok, tous les vendredis et samedis à 19h30 à La Folie Théâtre, Paris 11ème  > teaser vidéo
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samedi 16 mars 2013

Rencontres en médiathèques

Deux samedis de février, j'ai été invité par des médiathèques d'Ile-de-France, et à chaque fois la rencontre avec le public a été l'un des volets de journées riches en expériences :

A Villepinte (93), invité par la Compagnie Issue de Secours et la Médiathèque, j'ai pu assister, le matin, dans la bibliothèque de la Maison d'Arrêt de Seine Saint-Denis, à une lecture publique d'extraits de ma pièce Sweet Summer Sweat, suivie d'une discussion avec les résidents. Après un déjeuner convivial à la Ferme Godier, direction la Médiathèque de Villepinte où j'avais proposé à la danseuse Yumi Fujitami et au réalisateur Namir Abdel Messeeh de me rejoindre. Ils m'ont fait l'honneur et la joie d'accepter l'invitation.
En effet, on m'avait demandé de présenter au public deux artistes qui m'avaient marqué récemment, sans être de ma discipline artistique : il me semblait que dans les "à-côté" de l'écriture, il y avait pour moi l'image d'une part (et le film de Namir Abdel Messeeh fut l'un de mes coups de coeur de 2012 - avis aux amateurs : le DVD est sorti), le langage du corps d'autre part : joie de retrouver Yumi, danseuse et chorégraphe qui avait apporté son talent sur la mise en scène d'Hérodiade aux Ulis et qui nous a fait mieux connaître l'univers du butô.
L'occasion aussi de voir confirmée mon intuition que nous avions tous les trois, chacun dans son langage, des approches, des motivations, des motifs qui se faisaient écho. Faut qu'on se revoie !

Le 23 à Colombes (92), la médiathèque m'avait proposé, dans le cadre de ma résidence en cours, de participer à un "Club du Livre" : une belle rencontre avec le public, là aussi, qui fut ponctuée de projections d'extraits vidéos de quelques-uns de mes spectacles, de questions amenées par les médiathécaires ou le public... On a écouté des bouts de pièces radiophoniques, on a beaucoup parlé de théâtre, à la fois écriture et représentation, en prémice à la représentation de Tobie, le soir même.

Public averti ou non, dans ces lieux de culture que sont les médiathèques, mais toujours public curieux, ouvert, questionnant ; désireux d'en savoir plus, de connaître mieux, de découvrir toujours davantage les formes renouvelées et singulières que peut prendre l'interrogation de l'homme sur son rapport au monde.
> diaporama de la rencontre à Villepinte
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lundi 14 novembre 2011

La main chaude et la tête froide

Deux oeuvres sorties dans les salles obscures ces derniers temps mettent en scène la main et la tête : au théâtre, c'est Jacques Gamblin avec Tout est normal mon Coeur scintille, une pièce créée il y a bientôt 2 ans, actuellement à l'affiche au Théâtre du Rond-Point puis en tournée, qui, après Le Toucher de la Hanche, poursuit son exploration du sens du toucher : un spectacle qui commence par donner la part belle à sa main, seule éclairée par le point chaud d'une découpe, avant d'enchaîner avec des séquences de danse-contact-improvisation tout ce qu'il y a de plus convaincantes (formidables Claire Tran et Bastien Lefevre), des récits de matches de tennis résumés à deux doigts, et autres fantaisies manuelles et exercices tactiles. C'est assez fascinant de voir comment ce sens aussi peu mis à l'honneur au théâtre (il n'est pas question ici des performances, ni du théâtre-forum, ni du théâtre de rue, plus interactives a priori, mais bien du théâtre dans lequel l'espace scénique est clairement séparé de l'espace du public) prend ici, grâce à Gamblin, le statut de moteur dramatique d'un spectacle qu'il faut, si ce n'est déjà fait, aller voir d'urgence.
Au cinéma, c'est L'Exercice de l'Etat, film de Pierre Schoeller magistralement écrit, filmé, maîtrisé et interprété, qui propose deux courtes séquences dans lesquelles on voit Bertrand Saint-Jean, le personnage interprété par Olivier Gourmet, tenter de garder la tête froide : dans l'espace domestique d'abord, un petit glaçon sur les traits du visage au réveil pour botoxo-tonifier tout ça, puis au bord d'une autoroute enneigée, la nuit, à l'aide d'une pleine poignée de neige pressée en pleine figure. Tout le film peut d'ailleurs être lu à partir de cette notion de "garder la tête froide" dans l'ouragan de rapides, de courants et de contre-courants, de maelstroms dans lequel Saint-Jean est plongé, Radeau de la Méduse politique à lui tout seul. Alors : coulera ? Coulera pas ? On ne révélera pas la fin du film.
Pour ce qui est de la fin de Tout est normal mon coeur scintille, c'est plutôt à la double question : S'envolera ? S'envolera pas ? qu'on aurait envie de répondre. Et c'est à l'aide d'une plume de duvet que Jacques Gamblin nous proposera sa réponse d'homme de théâtre, nous lâchant la main pour prendre son envol.
Deux oeuvres qui fourmillent d'organes : le coeur, le cou, les vertèbres, les bras, la rotule - ah ! la rotule... -, l'anus chez Gamblin, une jambe chez Schoeller où c'est le corps dans tous ses états qui est mis à l'honneur, corps travaillé des demandeurs d'emploi cadrés de près, corps travaillé et travaillant de Saint-Jean aussi, d'autres corps enfin, dès la scène inaugurale du film, organique à l'extrême. Deux oeuvres à ne pas rater cet automne, à mon avis.

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jeudi 3 novembre 2011

Noces de Papier


Bande-annonce du spectacle mis en scène par Olivier David
Texte : Laurent Contamin (éditions Lansman)
Avec : Pascale Blaison, Laure Pagès et Ludovic Ucka Ilolo
Réalisation : Sophie Cornet