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mercredi 13 décembre 2023

Contées en tournée

photos : François Louchet
Le principe est simple : le théâtre s'invite chez vous. Un répertoire de petites formes théâtrales, contées, est disponible - à domicile, en médiathèque, local associatif, salle de classe, bar à vins, librairie, foyer rural, jardin, tiers lieu, entreprise... Nul besoin d'espace scénique particulier. Une vingtaine de personnes minimum, et on discute ensemble des conditions d'accueil et du prix. Chaque spectacle dure entre 35 et 50 minutes, et peut être suivi d'un temps informel de discussion.

Il y en a pour tous les goûts et tous les âges : 

- "Signé Kiko", pour les 5-10 ans. On traverse les quatre saisons d'une année, dans un jardin botanique, avec un hérisson, un pigeon, une tortue, une grenouille et quelques humains de passage... Un conte pour s'émerveiller de la nature qui nous entoure > infos

photo : Alain Bron
- "Les Murmures de Haute-Claire", à partir de 10 ans. Elémir, un garçon qui parle difficilement, retrouve confiance en lui dans une forêt un peu mystérieuse où il fait de la course d'orientation. Seul-en-scène avec kamishibaï, d'après le roman jeunesse éponyme > infos

- "Juby", tout public dès 15 ans, fait entendre les voyages, les aventures et les questionnements d'Antoine de St Exupéry, de 1926 à 1944, de Terre des Hommes à Citadelle. L'aviateur-écrivain sort quelques objets à petite échelle de sa boîte à souvenirs... > infos

- "Lilou les Oiseaux", pour les 6-9 ans, version contée du roman jeunesse éponyme

Photo : Laurent Michelin
- "En attendant Dersou", adapté du Dersou Ouzala de Vladimir Arseniev, est une ode à la forêt et à l'amitié, un carnet de voyage à travers la taïga mandchoue, la rencontre d'un cartographe de l'armée du tsar avec un indigène. Mise en scène Lorena Felei. Public adulte et lycée (géographie, lettres, russe) > infos

- A travers quelques anecdotes de la vie quotidienne, "En pure Perte" propose de s'interroger, à la suite de Kleist, Rilke et Büchner (retraduits et réadaptés dans une langue vive, simple, actuelle), sur l' "être-humain" - à commencer par cette question : Et si, pour trouver, il fallait commencer par accepter de perdre ? Public adulte et lycée (allemand, philosophie) > infos

Contact pour prendre date : via le site

> Laurent Contamin

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mardi 30 juin 2020

Imagi'Nieul

Rendez-vous en Haute-Vienne, du côté de Limoges, les 17 et 18 juillet, pour un festival déconfiné dédié à la poétique de la marionnette ! Affiche et programme ci-dessous. "En pure Perte" se déclinera en deux moments de 15 minutes, l'un autour de Kleist (Essai sur le théâtre de Marionnettes) dans le parc du Château de Nieul le 18 à 17h30, l'autre autour de Rilke (Les Cahiers de Malte-Laurids Brigge) à St Yrieix sous Aixe à 19h.

lundi 22 avril 2019

Retour à Valréas

5 ans après ma résidence, joie de retrouver les ami.e.s - et de leur partager, pour fêter ces retrouvailles, et à l'invitation de l'association des 700 ans de l'Enclave des Papes, ma trilogie (Juby, En attendant Dersou, En pure Perte), les 29 et 30 mars derniers. Une sympathique séance de signature, à la libriairie Les Chemins de Traverse, a couronné le tout. Retour en images (photos : (c) Kissou R.)







jeudi 1 novembre 2018

La "der des ders" ?

 J'ai conçu "En pure Perte" avec l'idée de mieux faire connaître aux Français la culture allemande, et tout d'abord la pensée romantique, de Kleist à Rilke, en passant par Büchner.

A l'heure des "commémorations", cent ans après la boucherie de 1914-18, cela me semblait à la fois plus nécessaire et plus original que de proposer un énième spectacle sur les tranchées et la vie des poilus.

Par ailleurs, les thèmes véhiculés par les auteurs du XIXème siècle, et notamment la thématique de la perte, me semblaient avoir leur mot à dire dans la société contemporaine, avec une acuité accrue.

"Il nous faut, dans la nuit, lancer des passerelles", disait Antoine de Saint-Exupéry. Cette passerelle tendue d'une rive du Rhin à l'autre, c'est "En pure Perte", c'est donc ce seul-en-scène d'à peine une heure que je joue aussi bien dans des théâtres, que, à ce jour, des appartements, des maisons, un bar à vins, un hôpital, une crêperie, un musée, des médiathèques, des lycées...

Je l'ai démarré à l'automne 2014, cent ans - à quelques mois près - après le déclenchement de la Grande Guerre, je l'ai joué plus de soixante fois. Je le jouerai le 10 novembre à la Manekine de Pont Sainte-Maxence, la veille de la commémoration de l'Armistice. Peut-être sera-ce la dernière représentation, la "der des ders"...
> en savoir plus sur le spectacle
> lire un article en ligne de Ruggiero del Ponte
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vendredi 5 octobre 2018

Deux spectacles en résonance

Les 3 dimanches d'exploitation de "Invitation au voyage - une trilogie contée", ce seront 2 spectacles qui seront joués, de 17h à 19h30 (avec entracte). Cela permettra une mise en résonance des auteurs et des textes.

Dimanche 7 octobre, En pure Perte est suivi de Juby : présences invisibles, nostalgie du paradis perdu de l'enfance, sentinelles et champs de force... Une fois dépouillé de l'iconographie du petit Prince, le Saint-Exupéry de Lettre à un Otage et de Terre des Hommes semble bien proche, parfois, du Malte Laurids Brigge de Rilke ;

Dimanche 14 octobre, cap à l'est : c'est En attendant Dersou qui donne la réplique aux auteurs d'Europe centrale. La fascination de la nature à laquelle Dersou Ouzala sensibilise Vladimir Arseniev rappellera le très bel extrait du Lenz de Büchner, intégré dans En pure Perte ; on croisera aussi des ours dans les deux spectacles...

Dimanche 22 octobre enfin, place aux grandes étendues, au voyage extrême, à l'aventure, à l'expédition périlleuse où l'on manque de se perdre, que ce soit dans le désert de Juby ou la taïga de En attendant Dersou.

RV au Local, 18 rue de l'Orillon 75011 Paris (M° Goncourt ou Belleville)
Infos et résas : tél 01 46 36 11 89
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vendredi 30 décembre 2016

A voir en janvier

Au programme, pour bien commencer l'année :

- 31 décembre : En pure Perte à Avilly Saint-Léonard (60) - à domicile
- 17 janvier : Un Verger pour Mémoire (Lansman éd.) à Colmar (68), salle Europe, dans une mise en scène de Thomas Ress, Cie des Rives de l'Ill > teaser
- 20 et 21 janvier : Parade nuptiale (Librairie théâtrale éd.) à Villers-les-Nancy (54), au Théâtre de la Roële, dans une mise en scène de Célénie Crillon ;
- 22 janvier : Parade nuptiale (Librairie théâtrale éd.) à Saint-Maximin (60), à la Maison de la Pierre, dans une mise en scène de Séverine Lafforgue, Cie A vous de jouer
- 28 janvier à 20h30 : Sweet Summer Sweat à Quinsac (33), compagne Qui ne se quitte
- 2 février à 15h30 : rencontre autour de Parade nuptiale à Ma Nature, place Henri IV, Senlis
- 3 février : En pure Perte à Pontarmé (95) - à domicile
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lundi 13 juin 2016

Fin de saison et mi-parcours

C'est la fin de la saison 2015/16 pour En pure Perte, mon monologue nomade, qui trace son chemin de crête entre littérature, théâtre et philosophie.

Une deuxième saison qui m'a permis, sur une quinzaine de dates, de toucher des spectateurs parisiens, lyonnais, essonniens, belges, isariens, axonais, alsaciens... dans des appartements, un centre de formation, une abbaye, des librairies, une salle de conférences, des bibliothèques, un ancien hôpital, un musée, des maisons...

Cité Universitaire Internationale, Paris, 7 juin 2016
Un souvenir parmi d'autres, à la maison Heinrich Heine de la Cité Universitaire de Paris où, à l'issue du spectacle, le ciel hésitait entre Sturm und Drang et le peintre Poussin... trait d'union pictural entre l'Allemagne et la France, contrepoint visuel de la rencontre, littéraire et théâtrale celle-ci, que souhaite opérer En pure Perte, depuis sa création en 2014.

Le spectacle continuera à se jouer jusqu'au 11 novembre 2018 : encore deux saisons, donc. Nous sommes à mi-parcours des années de commémoration de la Grande Guerre. Cent ans après cet affrontement sanguinaire sans précédent, je continue à confronter pacifiquement, dans un geste artistique, les cultures française et allemande, et à promener mon monologue partout où on m'accueille : "Il nous faut, dans la nuit, lancer des passerelles" (Antoine de Saint-Exupéry).

Des rendez-vous sont déjà pris à Saint-Germain en Laye et Saint-Just en Chaussée à la rentrée. N'hésitez pas à mon contacter si vous êtes intéressé(e)s pour accueillir En pure Perte.
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> En pure Perte

mercredi 30 mars 2016

Juby's back !

Anne-Sophie Tschiegg
Après mûre réflexion, c'est décidé, c'est officiel : je vais reprendre Juby à partir de 2017 ! Pas dans l'espace scénique ni dans les conditions de lumière et de son avec lesquels il fut monté en 2000 au Théâtre Jeune Public de Strasbourg, mais en version "de chambre", cette fois - c'est-à-dire jouable, comme c'est le cas actuellement pour En pure Perte dont il a vocation à prendre le relais, en MJC, en bibliothèque, en librairie, en appartement...

Quinze ans après la dernière date de tournée (au Maroc - Marrakech et Casablanca), je me re-penche sur le texte. La mémoire n'a pas complètement oublié, semblerait-il. L'impression de retrouver une vieille connaissance. Le texte a quelques facilités pour rentrer... Les images de la mise en scène d'origine reviennent, des sensations, des associations d'idées ressurgissent... Il y aura quelques réajustements, quelques nouveautés aussi, dans cette re-création. Rendez-vous l'hiver prochain ! Si vous souhaitez déjà réserver une date, n'hésitez pas à me contacter.

En pure Perte pour sa part continue sa route jusqu'au 11 novembre 2018, date irrévocable de dernière.
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jeudi 21 janvier 2016

Une journée à Laon

Une journée à Laon, dans l'Aisne, qui m'accueille cette saison pour un programme de création et d'action artistique, en tant qu'auteur associé.

Première journée de ce parcours, donc, le 20 janvier : en matinée, atelier d'écriture slam avec les CM1 de l'école Lafontaine, premier d'une série d'ateliers dans le cadre d'un CLEA formalisé entre la Compagnie L'Echappée et la Maison des Arts et Loisirs de Laon.

L'après-midi, répétitions de La petite Marchande d'Histoires vraies à la MAL, réalisation du décor vidéo du spectacle (le spectacle s'y jouera les 20-21 avril, après sa création en février à Saint-Quentin).

Et le soir, En pure Perte dans la belle chapelle de l'abbatiale de l'ancien hôpital, aujourd'hui bibliothèque Suzanne Martinet. Merci à la Compagnie L'Echappée et au service culturel de la ville de Laon pour l'accueil chaleureux et efficace.
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mardi 15 décembre 2015

"En pure Perte", la bande-annonce



Un grand merci à Stéphane Colin et toute l'équipe de réalisation de ce "teaser" de En pure Perte, théâtre à jouer partout (appartement, librairie, théâtre, bibliothèque, musée...). Me contacter si intéressé.
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lundi 16 novembre 2015

Bouleversements

Dernière minute : suite aux événements du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis :

- Josette Forever ! annulé les 14 et 15 novembre au Grand T de Nantes
- Tête de Linotte initialement prévu les 19 et 20 novembre à l'Espace culturel Boris Vian : reporté en mars (voir dates exactes sur mon site d'ici quelques jours)
- Je maintiens les représentations en appartement de En pure Perte, les 21 et 22 novembre dans la région lyonnaise.
- le workshop cherbourgeois a tenu bon, du 13 au 15.

Vive la culture, vive l'instruction, vive la création, vive l'intelligence, vive la vie ! No pasaran !

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dimanche 18 octobre 2015

Souvenirs du Bacaretto

C'était en mars dernier à Honfleur (Calvados), lors de l'excellent festival Paroles Paroles... En pure Perte se jouait dans un bar à vins chaleureux et inspirant, le Bacaretto. Souvenirs souvenirs... et galerie de photos prises par François Louchet. Merci à lui !
En pure Perte, (c) François Louchet

En pure Perte, (c) François Louchet


En pure Perte, (c) François Louchet

En pure Perte, (c) François Louchet

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lundi 20 octobre 2014

En pure Perte, extrait

"Il y a des moments, quand la tempête rabat les nuages dans la vallée, que la forêt exsude sa vapeur et que la voix des rochers se réveille (un tonnerre lointain qui s’approcherait avec des chants de louange pour la Terre, des chants d’une joie déliée), quand les nuages accourent à la vitesse de chevaux sauvages, au galop, au galop ; quand il se trouve un rayon de soleil pour fendre tout ça comme une rapière, des sommets jusqu’aux vallées, et étinceler sur les à-plats de neige, d'un blanc à vous rendre aveugle…

Ou encore quand l’orage dégage la nuée pour qu’apparaisse un lac bleu clair, et que le vent se calme, et qu’on entend alors, depuis les ravins tout en bas, le bruissement des sapins, léger comme une berceuse ou un tintement de cloche... qu’il y a un peu de rouge qui s’accrocherait au bleu profond, que les sommets des montagnes alentour brillent d’une lumière dure et tranchante…

Alors ça se déchire dans la poitrine, on se tient haletant, le corps suspendu vers l’avant, la bouche et les yeux écarquillés, comme pour avaler l’orage, le garder tout en soi, se coucher sur la Terre, tout dilaté et s’enfouir dans le Grand-Tout, même si ça doit faire mal ; ou bien aussi poser tranquillement sa tête contre la mousse, fermer les yeux à moitié, tout voir s’éloigner de soi, la Terre se dérober comme une étoile filante et plonger dans un courant dessous qui emporterait tout dans son flot écumant…"

(Extrait de Lenz, de Georg Büchner, traduction Olivier Loeffler et Laurent Contamin, in En pure Perte, de L. Contamin)