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mercredi 1 juillet 2026

Face aux crises actuelles, espérer quand même !

« Nous sommes nombreux à être préoccupés par les problèmes écologiques, et au-delà par les crises qui les accompagnent. Parfois c’est le découragement ou l’abattement qui nous gagnent.

Comment alors, sans nous bercer d’illusions ni faire l’autruche, passer de l’impuissance à l’engagement pour construire l’avenir ? Nous vous offrons avec ce guide pratique les moyens de ne pas vous laisser submerger par l’angoisse environnementale.

Si l’espérance est parfois un surgissement inattendu, il est aussi possible de nous entraîner par un travail intérieur à rester debout, en mobilisant nos propres ressources internes, et en renforçant nos liens essentiels.
Savoir regarder nos peurs en face, apprendre à traverser ensemble nos émotions, mettre en cohérence nos valeurs et nos comportements sont autant de chemins qui soutiennent l’espérance et l’engagement. Voilà le parcours de réflexion – et d’action ! – auquel nous vous convions, pour espérer quand même… »
Emmanuel et Laurent Contamin (4ème de couv)

« Un remarquable manuel pour aider les éco-conscients
à tenir bon et à convaincre les éco-inconscients.
Car tout reste possible pour sauver la planète, même le meilleur ! »
Christophe André (extrait de la préface)

Un essai écrit à quatre mains, parsemé de fiches techniques et de témoignages pour s'entraîner et s'entraider à l'espérance. Pour tous les jeunes de 15 à 105 ans !

> feuilleter et commander le livre (versions papier ou e-book)

mercredi 2 août 2017

Les amandiers

"Quand j'habitais Alger, je patientais toujours dans l'hiver parce que je savais qu'en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m'émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu'il fallait pour préparer le fruit.

Ce n'est pas là un symbole. Nous ne gagnerons pas notre bonheur avec des symboles. Il y faut plus de sérieux. Je veux dire seulement que parfois, quand le poids de la vie devient trop lourd dans cette Europe encore toute pleine de son malheur, je me retourne vers ces pays éclatants où tant de forces sont encore intactes. Je les connais trop pour ne pas savoir qu'ils sont la terre d'élection où la contemplation et le courage peuvent s'équilibrer. La méditation de leur exemple m'enseigne alors que si l'on veut sauver l'esprit, il faut ignorer ses vertus gémissantes et exalter sa force et ses prestiges. Ce monde est empoisonné de malheurs et semble s'y complaire. Il est tout entier livré à ce mal que Nietzsche appelait l'esprit de lourdeur. N'y prêtons pas la main. Il est vain de pleurer sur l'esprit, il suffit de travailler pour lui.

Mais où sont les vertus conquérantes de l'esprit ? Le même Nietzsche les a énumérées comme les ennemis mortels de l'esprit de lourdeur. Pour lui, ce sont la force de caractère, le goût, le "monde", le bonheur classique, la dure fierté, la froide frugalité du sage. Ces vertus, plus que jamais, sont nécessaires et chacun peut choisir celle qui lui convient. Devant l'énormité de la partie engagée, qu'on n'oublie pas en tout cas la force de caractère. Je ne parle pas de celle qui s'accompagne sur les estrades électorales de froncements de sourcils et de menaces. Mais de celle qui résiste à tous les vents de la mer par la vertu de la blancheur et de la sève. C'est elle qui, dans l'hiver du monde, préparera le fruit."
Les Amandiers, in L'Eté (Albert Camus, 1940)

lundi 16 novembre 2015

Bouleversements

Dernière minute : suite aux événements du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis :

- Josette Forever ! annulé les 14 et 15 novembre au Grand T de Nantes
- Tête de Linotte initialement prévu les 19 et 20 novembre à l'Espace culturel Boris Vian : reporté en mars (voir dates exactes sur mon site d'ici quelques jours)
- Je maintiens les représentations en appartement de En pure Perte, les 21 et 22 novembre dans la région lyonnaise.
- le workshop cherbourgeois a tenu bon, du 13 au 15.

Vive la culture, vive l'instruction, vive la création, vive l'intelligence, vive la vie ! No pasaran !

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dimanche 18 novembre 2012

Trois f(r)ictions

Trois long-métrages sortis en 2011 et 2012 sont, sous des apparences de "petits films" (lire : films à petits budgets), des fictions sans nul doute importantes, en cela qu'elles sont à la fois témoins de leur époque, qu'elles portent un regard affûté sur le monde et la modernité, et qu'elles le font avec gravité et légèreté, rigueur et liberté. Ces films qui marchent avec autant de bonheur sur la ligne de crête de l'oxymore méritent d'être vus, s'ils passent encore en salle ou sur le petit écran, ou revus, pour peu qu'on puisse les trouver en DVD. Il s'agit de : Mammuth de Gustave Kervern et Benoît Delépine ; La Vierge, les Coptes et Moi de Namir Abdel Messeeh ; et In another Country de Hong Sang-Soo.

Quelques points communs à ces films :
- une quête : le film est bâti autour de la recherche, par leur héros ou leur héroïne, d'un objet aussi primordial que dérisoire (un phare pour le personnage d'Isabelle Huppert dans In another Country, des témoins ayant vus une apparition de la Vierge pour le film de de Namir Abdel Messeeh et... des relevés de points retraite pour Serge, le personnage incarné par Gérard Depardieu dans Mammuth) ;
- des obstacles : ces quêtes respectives se heurtent à un certain nombre de difficultés, qui font le piment du film en nous donnant à visiter une galerie de personnages hauts en couleurs : les témoignages, en Egypte, ne concordent pas tous quant aux apparitions, les anciens employeurs de Serge sont morts ou de mauvaise volonté pour retrouver les fiches de paye, le personnage d'Isabelle Huppert se laisse dévier de sa quête par un maître nageur qui semble préférer lui faire visiter sa tente plutôt que le phare ;
- une distance : il y a toujours un lieu lointain qui intervient en adjuvant ou en opposant à la quête du personnage principal : dans le cas des films de Hong Sang-Soo et Namir Abdel Messeeh, il s'agit du réalisateur qui retarde son arrivée de Séoul pour le premier, du producteur parisien qui veut éviter les dépassements de budget pour le second. Les discussions téléphoniques sont autant de bâtons dans les roues, d'obstacles supplémentaires à la quête des héros. Dans Mammuth, la discussion téléphonique entre Serge et Cathy est assez minimaliste, et tendra carrément vers le zéro absolu quand Serge se fera dépouiller de son portable.
- une étrangeté : le personnage est à la fois familier et étranger au monde dans lequel prend corps sa quête : si Isabelle Huppert est vraiment l'Etrangère (le titre du film sud-coréen semble mettre la priorité sur l'altérité des cultures ; les incompréhensions linguistiques sont l'un des ressorts dramatico-comiques du film),  le cinéaste incarné dans son propre film par Namir Abdel Messeeh est à la fois d'ici et d'ailleurs. Quant à Mammuth, il tendrait à montrer que ce ne sont pas les protagonistes qui ont changé... mais le monde qui leur est devenu étrange (ou étranger).
- un décloisonnement : les clivages traditionnels du genre "long-métrage" s'estompent : entre documentaire et fiction, entre acteurs professionnels et acteurs amateurs, entre tresse narrative et "film à sketches", les réalisateurs ont eu à coeur de redistribuer les cartes, apportant une fraîcheur et une fantaisie bienvenues.

On pourrait s'amuser à trouver d'autres points communs : références au cinéma, présence du vedettariat, cinéma dans le cinéma, rôle de la famille, de la religion, cadrage et apparition... Il apparaît que ces multiples lignes de force permettent à ces trois fictions qui, toutes, se situent dans des pays où la Grande Histoire bat du tambour ("printemps arabe" pour  La Vierge, les Coptes et Moi, partition des deux Corée et menace nord-coréenne pour In another Country, crise économique européenne pour Mammuth), d'apporter un autre regard, une musique neuve, qui mine de rien, par la marge, en disent aussi long (voire plus) que n'importe quel reportage sur le sujet, avec les armes oh combien subversives de la fantaisie, de l'humour, de l'absurde : autant de frictions dans une production cinématographique internationale de plus en plus formatée, lisse et convenue. On n'oubliera pas de sitôt ni la silhouette hallucinée de Gérard Depardieu en Belle des Champs pétaradante, ni Isabelle Huppert bêlant sur une digue du bout du monde pour tenter de communiquer avec un couple de chèvres, ni le regard désemparé de Namir Abdel Messeeh, en Emmanuel Mouret au pays de Chahine.

jeudi 20 octobre 2011

Du théâtre pour les primaires ?

Est-ce l'effet des récentes primaires citoyennes qui nous ont occupés ces derniers temps ? L'actualité a-t-elle un effet inconscient sur les titres qu'un auteur donne à ses pièces ? Je me rends compte que deux de mes dernières pièces, l'une écrite en novembre 2010 et l'autre durant l'été 2011, portent des titres aux noms pour le moins éloquents : Martine, les Animaux et moi pour la première, Le Rendez-vous de Tulle pour la deuxième.
Et pourtant, je jure que les intrigues qui les sous-tendent n'ont aucun rapport ni avec Martine Aubry, ni avec François Hollande. Pure coïncidence de calendrier !
Le texte de Martine, les Animaux et moi est publié chez Art et Comédie avec 6 autres pièces courtes, sous le titre Un Loup pour l'Homme ?
Il fait partie du spectacle Noces, mis en scène par la compagnie L'Art mobile, qui se joue cette saison : la création a eu lieu à Morsang-sur-Orge le week end dernier. Les parisiens pourront le voir au Théâtre de Belleville, un nouveau lieu qui vient d'ouvrir ses portes, où il se jouera du 14 février au 8 avril prochains... juste avant les élections présidentielles, donc ! Quant au Rendez-vous de Tulle, une comédie déjantée pas vraiment politique, elle sera jouée au printemps 2013, également à Paris. On peut la lire aux éditions de la Librairie Théâtrale.

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mardi 18 octobre 2011

Travail temporaire


Travail Temporaire from Cie En Verre et contre Tout on Vimeo.

Un coup d'oeil sur le spectacle de la compagnie En verre et contre tout, de Lorraine - théâtre, rue, marionnettes - à partir d'une commande de texte qui m'avait été faite en 2009 : Travail temporaire.
Le spectacle a été créé à Bar-le-Duc, il a tourné en Lorraine et à Chalon-sur-Saone. Il est encore proposé en tournée, et peut se jouer en intérieur ou en extérieur.

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